Représentation de l’écart d’acquisition 
Comme cela indiqué dans la section
Comparaison de la consolidation directe et de la consolidation par paliers dans FI-LC, il existe diverses méthodes de comptabilisation des intérêts minoritaires en matière de consolidation. Selon la méthode choisie, l’écart d’acquisition et les intérêts minoritaires sont représentés différemment, dans la mesure où des intérêts minoritaires existent aux niveaux supérieurs de la hiérarchie. La procédure de représentation de l’écart d’acquisition et des intérêts minoritaires pour les deux types de consolidation (directe et par paliers) est décrite ci-dessous.Exemple de données
Soit la hiérarchie de groupe suivante :

Valeur comptable de la participation de B dans C : 1 000 (Dr)
Capitaux propres de C dans l’exercice comptable 1 : 1 000 (Cr)
Réserves consolidées de C dans l'exercice 2 : 100 (Cr)
Première consolidation – exercice comptable 1
L’écart d’acquisition (EA) et les intérêts minoritaires (IM) pour la société C sont représentés dans les états financiers du sous-groupe T2 :
Consolidation directe |
Consolidation par paliers |
EA = 200 (Dr) |
EA = 250 (Dr) |
Calcul : 1 000 * 0,8 - 1 000 * 0,8 * 0,75 |
Calcul : 1 000 - 1 000 * 0,75 |
IM dans la participation = 200 (Dr) |
IM dans les capitaux propres = 250 (Cr) |
IM dans les capitaux propres = 400 (Cr) |
Lorsque vous utilisez la méthode de consolidation directe, la valeur de l’écart d’acquisition est moins élevée que lorsque vous utilisez la méthode de consolidation par paliers, tout comme les intérêts minoritaires apparaissant au bilan.
Lors de la consolidation du sous-groupe T2, l’écart d’acquisition de 250 unités monétaires est saisi comme une immobilisation « normale ». Cela veut dire que les intérêts minoritaires ne sont pas calculés séparément. Par conséquent, l’écart d’acquisition compte toujours 50 unités monétaires de plus que l’écart d’acquisition issu de la méthode de consolidation directe. De même, les intérêts minoritaires dans les capitaux propres ne sont pas inclus lorsque la valeur comptable de la participation est éliminée. Cela s’explique par le fait que seules les parts du groupe dans les capitaux propres sont éliminées.
Consolidation subséquente – exercice comptable 2
Représentation des résultats non affectés de la société C produits durant l’exercice 2 et amortissement de l’écart d’acquisition dans les états financiers du sous-groupe T2 :
Dans la consolidation subséquente, les intérêts minoritaires subissent des corrections pour refléter au mieux l’évolution du capital (dans notre exemple, il s’agit de résultats non affectés d’un montant de 100 unités monétaires). On procède alors à l’amortissement de l’écart d’acquisition et, éventuellement, des plus-values latentes.
Consolidation directe |
Consolidation par paliers |
Réserves consolidées groupe = 60 (Cr) |
Réserves consolidées groupe = 60 (Cr) |
Réserves consolidées minoritaires = 40 (Cr) |
Réserves consolidées minoritaires = 40 (Cr) |
Amortissement de l’EA = 20 (Cr) |
Amortissement de l’EA = 25 (Cr) |
Effet sur les réserves (groupe) = 20 (Dr) |
Effet sur les réserves (groupe) = 20 (Dr) |
|
Déduction des intérêts minoritaires = 5 (Dr) |
Dans la consolidation subséquente, les incidences sur les résultats non affectés sont identiques au niveau supérieur du groupe de consolidation, qu'il s'agisse d'une consolidation directe ou d'une consolidation par paliers.
En conclusion, il apparaît qu’après déduction des intérêts minoritaires, la part du sous-groupe T2 dans les résultats non affectés s’élève à 60 unités monétaires.
L’écart d’acquisition étant plus élevé dans le cas d’une consolidation par paliers (puisqu’il comprend les intérêts minoritaires), il est normal que l’amortissement le soit également. Au fil des exercices, l’amortissement permet de compenser progressivement les différents niveaux de l’écart d’acquisition reporté lors de l’utilisation des deux méthodes de consolidation.
De même, lors d’une consolidation par paliers, la part des intérêts minoritaires dans la situation nette est également réduite de manière graduelle grâce à l’amortissement de l’écart d’acquisition relatif à la part des intérêts minoritaires dans la situation nette.
Dispositions légales
Lorsque vous préparez des comptes consolidés à des fins de reporting externe, vous devez respecter les dispositions légales en vigueur en ce qui concerne les écarts d’acquisition et les intérêts minoritaires.
Dans la composante FI-LC, la méthode de consolidation directe permet de préparer les états financiers en accord avec le code de commerce allemand (HGB). En règle générale, les valeurs respectent les dispositions légales prévues par ce code. Toutefois, il est nécessaire que certains états financiers préparés conformément au code intègrent également un écart d’acquisition comprenant des intérêts minoritaires.
Il est prévu d’étendre la méthode de consolidation directe dans la composante, afin de permettre l’exécution des deux types de reporting.
En ce qui concerne la consolidation par paliers dans la composante FI-LC, la méthode correspondante peut être utilisée pour la préparation d'états financiers conformes aux normes GAAP (Generally Accepted Accounting Principles - l'équivalent des principes de tenue régulière des livres de compte) en vigueur aux États-Unis.
Si les comptes consolidés doivent être conformes à d’autres dispositions, vous devez choisir la méthode qui convient.
Modification de la consolidation par paliers
Si vous souhaitez déduire les intérêts minoritaires de l’écart d’acquisition dans la méthode de consolidation par paliers, vous devez définir les paramètres supplémentaires suivants dans le système :
En conséquence, lors de la consolidation au niveau hiérarchique supérieur, les intérêts minoritaires sont déduits de l’écart d’acquisition, puis sont représentés en tant qu’intérêts minoritaires. Les amortissements sont également corrigés.