Prérépartition des coûts fixes

Vous pouvez utiliser la prérépartition des coûts fixes à la fois pour les centres de coûts et pour les processus de gestion. La description suivante s'applique également aux processus de gestion ; de la même façon, les instructions concernant les types d'activité s'appliquent également aux processus de gestion.

Utilisation

Vous utilisez la prérépartition des coûts fixes dans le cadre de la méthode des coûts variables.

Elle s’avère également utile, au cours de la méthode des coûts variables, dans le cadre du calcul du coût de revient global, pour déterminer les coûts de fabrication sur la base des coûts complets. Par conséquent, outre l'imputation des coûts variables (marginaux) par l'imputation interne d'activités, vous devez également imputer les coûts fixes issus des centres émetteurs aux supports de coûts. Étant donné que les coûts de préparation fixes ne sont pas proportionnels au taux d'activité, vous ne devez pas les imputer en fonction de la prestation d'activité des centres émetteurs.

La prérépartition des coûts fixes résout ce problème en répartissant les coûts fixes dans leur intégralité sur les centres de coûts qui pré-budgétisent les prises en charge d'activité. Dans un pré-budget d'activité rapproché, les centres émetteurs fournissent des activités, car les autres centres de coûts ont pré-budgété les prises en charge d'activité. Dès lors, l'émetteur n'est pas à l'origine des coûts fixes survenant à la suite de la fourniture de ses propres activités.

Fonctionnalités

Dans la prérépartition des coûts fixes, le système R/3 répartit les coûts pré-budgétés fixes comme des coûts réels sur les centres de coûts qui pré-budgétisent les prises en charge d'activité dans la version 000, en fonction du type d'activité émetteur.

La répartition sur les récepteurs est proportionnelle à la partie fixe des prises en charge d'activité pré-budgétée. Le montant de la prérépartition des coûts fixes, imputé au réel, équivaut à la partie fixe de la prise en charge d'activité pré-budgétée sur le centre récepteur, multipliée par le prix pré-budgété fixe du centre émetteur.

Cela garantit l'absorption des coûts indépendants de l'activité par les centres de coûts qui pré-budgétisent la prise en charge d'activité donnée, sans tenir compte du taux d'activité.

Les centres de coûts ou les processus de gestion peuvent faire fonction de récepteurs dans la prérépartition des coûts fixes. Par contre, vous ne pouvez pas utiliser comme récepteurs des ordres ou des projets intégrés à la pré-budgétisation. Toutefois, si vous les imputez sur un centre de coûts au pré-budget, la prérépartition des coûts fixes se produit sur le centre récepteur (pour plus d'informations, voir Déchargement des ordres).

Le graphique suivant illustre la prérépartition des coûts fixes :

 

 

Intégration

L'utilisation de la prérépartition des coûts fixes pour des types d'activité affecte les imputations réelles et la clôture de période.

Imputation réelle d'activité

Pour les types d'activité utilisés dans la prérépartition, le récepteur détermine si l'affectation réelle d'activité doit affecter les coûts totaux ou uniquement les coûts variables sur les récepteurs (centre de coûts ou processus de gestion).

En conséquence, le système R/3 empêche d’enregistrer deux fois des coûts fixes sur des récepteurs d'activité.

Écritures réelles :

Écritures statistiques :

Ce principe s'applique à toutes les imputations réelles d'activité, que la prérépartition des coûts fixes enregistre réellement les coûts fixes sur les récepteurs ou pas.

Déchargement des ordres

Vous ne pouvez pas utiliser comme récepteurs des ordres ou projets intégrés à la pré-budgétisation. Le système R/3 les charge toujours des coûts fixes et des coûts variables.

Si les ordres et les projets sont imputés dans des centres de coûts participant à la prérépartition des coûts fixes, le système R/3 empêche de charger deux fois des coûts fixes sur ces centres de coûts. Dans ce cas, les coûts fixes issus de l'imputation d'activité sont réimputés de l'ordre au centre émetteur si le centre de coûts a préréparti ses coûts fixes. Cette situation se produit dans tous les cas, même si la prérépartition des coûts fixes n'impute pas réellement les coûts fixes aux récepteurs.

L'annulation de l'imputation des coûts fixes survient uniquement pendant le déchargement de l'ordre par période, et non pendant l'imputation globale. Par conséquent, les ordres concernant des activités qui ont préréparti des coûts fixes ne peuvent pas être imputés au réel avec l'imputation globale.

Le graphique suivant illustre la prérépartition de coûts fixes avec des ordres intégrés à la pré-budgétisation :

 

Détermination des coûts théoriques

Lorsque vous utilisez la prérépartition des coûts fixes, le système R/3 utilise d’autres formules de détermination des coûts théoriques que la fonction standard (pour plus d'informations, voir Détermination des coûts théoriques).

Détermination des prix réels

La revalorisation effectuée à l’aide de la détermination des prix réels avec la prérépartition des coûts fixes ne produit pas de données utiles à des fins de gestion.

Détermination des écarts

Côté entrées :

Si le type d'activité émetteur prérépartit des coûts fixes, vous ne pouvez déterminer ni les prix théoriques ni les prix réels. Les quantités totales des enregistrements de données appropriés font uniquement référence à la partie variable des coûts.

Étant donné que vous ne pouvez pas déterminer les prix sur la base des taux de coût réel avec des coûts fixes prérépartis, toutes les déterminations antérieures des écarts sur coût unitaire ou sur quantité utilisée produisent des résultats erronés.

Les écarts sur quantité utilisée n’existent pour les prises en charge d'activité que si vous mettez en œuvre la détermination des prix réels sans revalorisation, c’est-à-dire que vous utilisez le même prix au pré-budget et au réel. Si vous revalorisez les prises en charge d'activité au réel, vous devez mettre à jour les écarts sur coût unitaire pour la détermination des écarts dans les enregistrements de données réels.

Côté sorties :

Si le centre de coûts en question prérépartit ses coûts fixes, le système ne détermine aucun écart sur taux d'activité. Par contre, il calcule la surabsorption ou sous-absorption des coûts fixes. L'écart apparaît si le centre de coûts impute des activités au réel (et, dès lors, des coûts fixes) sur des objets externes à la composante Comptabilité analytique des centres (CO-OM-CCA). L'écart est ainsi affiché comme un écart résiduel.

Le système R/3 multiplie les coûts pré-budgétés du côté entrées par le taux d'activité afin de calculer le déchargement théorique pour la détermination des écarts. Cela correspond à multiplier le prix pré-budgété par l'activité réelle. Étant donné que le résultat comprend de ce fait l'écart sur taux d'activité, la différence entre le déchargement théorique et réel équivaut à l'écart sur prix de cession.

Dans le cas de la prérépartition des coûts fixes, le système corrige la partie fixe du déchargement théorique de telle sorte que l'écart sur taux d'activité n’est plus intégré dans la détermination. L'écart entre le déchargement théorique et réel comprend alors l'écart sur prix de cession et la surabsorption des coûts fixes décrite ci-dessus. De ce fait, la surabsorption des coûts fixes fait partie de l'écart sur prix de cession fixe (voir Détermination des écarts).